Ma gentille voisine de 78 ans m’a laissé un mot et la clé de son abri de jardin. Quand j’ai découvert ce qu’elle y cachait, j’en ai eu les jambes qui flageolaient.

Mme Whitmore se présenta à mon domicile moins de quarante-huit heures après mon arrivée, portant une tarte aux myrtilles encore chaude et souriant comme si elle m’attendait depuis des années. Elle avait alors soixante-quinze ans, une élégance douce et un peu désuète, les cheveux soigneusement coiffés, des gilets impeccables et un jardin si parfaitement entretenu qu’on aurait dit que chaque fleur y avait été placée avec soin.

Elle vivait dans une petite maison blanche avec des parterres de fleurs impeccables et une véranda qui semblait toujours capter la lumière de l’après-midi de façon parfaite.

Très vite, elle est devenue l’une de ces rares voisines qui s’intègrent discrètement à votre vie, au point qu’il semble étrange de se souvenir d’une époque antérieure. Nous discutions par-dessus la clôture. Elle me faisait signe de la main quand je rentrais du travail.

Parfois elle m’invitait à prendre un café, parfois je lui apportais de la soupe, et de temps en temps, nous avions de longues conversations qui dérivaient de la météo aux livres en passant par des souvenirs qu’elle ne racontait qu’à moitié.

Il y avait cependant un détail concernant sa propriété qui ne collait jamais vraiment.

Au fond de son jardin, à demi dissimulé par la clôture, se dressait un vieux cabanon dont la porte était fermée par un cadenas rouillé. Il paraissait étrangement négligé à côté de tout le reste dont elle prenait si soin. Le toit était légèrement affaissé.

La peinture était décolorée. La serrure était toujours en place.

Je lui ai posé la question une fois, sur un ton léger.

Elle sourit, mais son sourire n’atteignit jamais ses yeux.

La suite a tout changé… L’histoire complète se trouve à la page suivante.

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