La résistance à l’insuline : l’épidémie silencieuse
Depuis le fameux rapport McGovern de 1977 aux États-Unis, qui a diabolisé les graisses au profit des glucides, notre société s’est noyée dans le sucre et les féculents. Résultat : une explosion des maladies métaboliques. L’insuline est l’hormone chargée de stocker le glucose dans nos cellules. Mais face à un afflux constant de glucides à chaque repas, les cellules finissent par se verrouiller. C’est la résistance à l’insuline.
Ce phénomène est souvent totalement silencieux. Vous pouvez digérer un plat de pâtes sans douleur apparente, tout en développant insidieusement de l’hypertension, un vieillissement cellulaire accéléré, ou des troubles neurologiques. La maladie d’Alzheimer est d’ailleurs de plus en plus qualifiée par les chercheurs de diabète de type 3.
Le retour à la flexibilité métabolique
L’être humain n’est biologiquement pas conçu pour carburer exclusivement aux glucides. Nos ancêtres chasseurs-cueilleurs traversaient de longues périodes sans nourriture végétale riche en sucres. En l’absence de glucose externe, le corps humain possède une machinerie extraordinaire : il fabrique son propre glucose à partir des protéines (néoglucogenèse) et utilise les graisses pour produire des corps cétoniques, un carburant d’une propreté et d’une efficacité redoutables, particulièrement apprécié par notre cerveau.
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