Les usages alimentaires restent interdits
L’eau de pluie récupérée n’est pas une eau destinée à la consommation humaine.
La réglementation interdit son utilisation pour les usages alimentaires ainsi que pour l’hygiène corporelle.
Elle ne doit donc pas alimenter un robinet utilisé pour boire, préparer les repas ou se laver.
La règle essentielle : ne jamais mélanger les deux réseaux
C’est probablement le point le plus important pour une installation intérieure.
Le réseau distribuant l’eau de pluie doit rester complètement séparé du réseau d’eau potable. Lorsqu’un appoint en eau potable est prévu, une véritable disconnexion physique doit empêcher tout retour d’eau contaminée vers le réseau public.
La réglementation prévoit aussi, selon les installations, le repérage des canalisations et une signalétique « eau non potable ».
Les 45 000 € d’amende doivent être remis dans leur contexte
Le chiffre est réel, mais il est souvent présenté de façon trompeuse.
L’article L.1324-4 du Code de la santé publique prévoit jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende lorsqu’une personne laisse notamment introduire des matières susceptibles de nuire à la salubrité dans des ouvrages servant à l’alimentation publique.
Service-Public précise ce risque dans le cas d’une contamination du réseau public d’eau potable.
Installer une cuve dans son jardin ne conduit donc évidemment pas, à lui seul, à une telle sanction. Le vrai risque vient surtout d’un montage intérieur dangereux ou d’une connexion incorrecte avec le réseau potable.
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