Ils riaient de ses patins rouillés, jusqu’à ce qu’un juge reconnaisse son nom

mois plus tard, sa mère avait cessé de répondre aux journalistes.

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La fillette avait disparu du monde sportif.

Mais Marc savait qu’une partie de cette histoire était fausse.

« Ta mère ne voulait pas que tu arrêtes », dit-il à Clara.

Elle le regarda, décontenancée.

« Comment pouvez-vous le savoir ? »

Il hésita avant de répondre.

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« Parce qu’elle m’avait appelé.

»

La phrase sembla couper l’air autour d’eux.

Clara sentit ses doigts se refroidir malgré ses gants.

« Quand ? »

« Trois jours avant votre disparition.

Elle voulait me remettre des documents.

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Elle disait avoir découvert quelque chose sur les fonds destinés à ton entraînement.

»

Valmont intervint immédiatement.

« Des accusations absurdes faites par une femme sous pression.

»

Clara tourna lentement la tête vers lui.

« Vous la connaissiez donc bien.

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»

Il comprit trop tard qu’il venait de se trahir.

Marc posa la tablette sur la table des juges.

« La fondation Valmont gérait les bourses de Clara.

À l’époque, elle recevait des dons privés considérables.

Après sa disparition, plusieurs versements ont continué pendant presque un an.

»

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Le président du jury fronça les sourcils.

« Versés à qui ? »

« C’est justement la question.

»

Valmont exigea que la sécurité interrompe la discussion.

Deux agents s’approchèrent, mais Marc leur demanda au contraire de fermer l’accès à la zone technique et d’appeler la direction de l’arène.

Cette fois, Clara comprit que le championnat n’était plus le véritable sujet.

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Elle regarda ses patins.

Sa mère était morte quatre ans auparavant après une longue maladie.

Jusqu’à la fin, elle avait refusé de parler de la période Valmont.

Chaque question de Clara se heurtait à la même réponse : « Un jour, quand tu seras en sécurité.

»

Mais ce jour n’était jamais venu.

Après sa mort, Clara avait trouvé dans leurs affaires une boîte en fer presque vide.

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À l’intérieur se trouvaient les patins, une photo de son père et une petite clé en laiton attachée à un ruban bleu.

Elle avait gardé la clé sans savoir ce qu’elle ouvrait.

L’image lui revint brutalement.

Clara porta la main à la poche intérieure de son manteau, resté près de la balustrade.

« Attendez.

»

Elle sortit de la glace, récupéra le manteau et fouilla dans une couture qu’elle avait elle-même réparée.

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Depuis des années, elle cachait la clé dans cette doublure par peur de la perdre.

Valmont la vit.

Son visage changea.

Cette réaction fut plus éloquente que toutes ses dénégations.

« Où avez-vous trouvé ça ? » demanda-t-il.

Clara serra la clé dans sa paume.

« Ma mère me l’a laissée.

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»

Valmont recula.

Marc demanda à voir l’objet.

Une petite plaque de métal portait un numéro : 317.

Il resta silencieux quelques secondes.

Puis il releva la tête.

« Les anciens vestiaires juniors avaient des casiers numérotés.

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»

Ils se trouvaient dans une aile de la patinoire municipale où Clara s’entraînait enfant.

Le bâtiment avait été rénové, mais une partie des sous-sols servait encore aux archives et au stockage.

Valmont protesta aussitôt.

« Cette clé peut venir de n’importe où.

»

Clara le regarda.

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« Alors pourquoi avez-vous peur que nous l’utilisions ? »

Pour la première fois, il ne trouva rien à répondre.

La direction du championnat suspendit officiellement les résultats.

Le public

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