Les appels commerciaux envahissent le quotidien de nombreux Français, souvent aux moments les plus inopportuns. Entre promesses alléchantes et démarchage insistant, la lassitude grandit. Une nouvelle mesure pourrait toutefois changer la situation : une date officielle est désormais fixée.

11 août 2026 : la fin du démarchage téléphonique sans consentement
C’est officiel : la loi n° 2025-594 du 30 juin 2025 marque un changement majeur. À partir du 11 août 2026, une entreprise ne pourra plus vous appeler à des fins commerciales sans votre accord clair et préalable.
Concrètement, on passe d’un système d’opposition (comme Bloctel) à un système d’“opt-in” obligatoire. Jusqu’ici, il fallait s’inscrire pour refuser les appels. Demain, ce sera l’inverse : votre numéro ne pourra plus être démarché par défaut.
Et attention, pas question de consentement flou ! Il devra être libre, spécifique, éclairé, univoque et révocable. Les cases précochées ou les mentions noyées dans des conditions générales ne suffiront plus. En clair, si vous n’avez pas donné votre accord explicitement, c’est non.
Un vrai séisme pour la prospection commerciale en France.
Quels appels seront réellement interdits ?
On peut se demander : est-ce que tous les appels vont disparaître comme par magie ?
À partir du 11 août 2026, deviendront illégaux les appels visant à vendre des contrats d’électricité ou de gaz, des assurances, des abonnements internet ou mobile, des travaux de rénovation ou tout autre service destiné aux particuliers, sans accord préalable.
Quand on sait qu’environ 7 Français sur 10 déclarent recevoir au moins un appel commercial par semaine, on mesure l’ampleur du problème. Cette réforme vise clairement à mettre fin à un agacement massif.
Mais votre téléphone ne deviendra pas totalement silencieux.
Seront toujours autorisés :
- Les appels liés à un contrat en cours (par exemple, votre assureur actuel).
- Les entreprises pour lesquelles vous avez donné un accord explicite.
- Les appels non commerciaux : administrations, établissements scolaires, rappels de rendez-vous ou professionnels de santé.
L’objectif n’est pas de couper toute communication, mais de redonner le contrôle aux consommateurs.
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