J’ai 83 ans : quelles sont les alternatives aux maisons de retraite lorsque vivre seul n’est pas possible ?

J’étais essoufflé en montant les escaliers.
Mes mains tremblaient quand j’ai ouvert les bocaux.
J’ai oublié pourquoi je suis entré dans cette pièce.
Un matin, j’ai glissé en sortant de la douche. Je ne suis pas tombé, mais le soir même, je me suis dit :
et si la prochaine fois personne ne me trouvé ?
Vivre en famille ne guérit pas toujours la solitude.
J’ai appelé ma fille et je suis allée vivre chez elle « pour un temps ». Au début, c’était agréable : des dîners, des discussions, le sentiment d’être intégré. Mais la réalité m’a vite rattrapée.
Ils avaient leurs habitudes, leur travail, leur vie. Je passais des heures seule… Comme avant, mais cette fois dans une maison qui n’était pas la mienne.
Les tensions sont apparues sans mauvaise intention.
« Maman, moins de sel. »
« Maman, baisse le volume. »
« Maman, on sort samedi, ça te va ? »
Un jour, j’ai entendu ma fille dire au téléphone :
« Je sais que c’est la bonne chose à faire, mais c’est épuisant. »

C’est alors que j’ai réalisé une chose douloureuse : vivre en famille ne procure pas toujours un sentiment de soutien. Parfois, on se envoie même invisible.

L’aide financière a aussi un coût émotionnel.
Je suis rentrée chez moi et j’ai cherché de l’aide professionnelle. Au début, ça a fonctionné… jusqu’à ce que les factures arrivent.
Même une prise en charge partielle coûtait plus cher que ce que je pouvais me permettre. De plus, chaque nouvelle personne impliquait de tout recommencer : expliquer mes habitudes, mes goûts, mon logement. Je me sentais épuisée, démunie et de plus en plus dépendante.

LA SUITE DANS LA PAGE SUIVANTE

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *