Jean-Pierre est un grand consommateur de sardines. Mais ces dernières semaines, le choix est plus restreint que d’habitude quand il se rend au supermarché. “Il n’y a qu’une sorte, c’est tout
“, constate-t-il dans le reportage du JT de TF1 en tête de cet article, au milieu du rayon dédié d’une grande surface de Concarneau (Finistère). “C’est difficile d’en trouver
?”, lui demande notre journaliste. “Oui, partout
“, assure-t-il.
Ce Finistérien n’est pas le seul à l’avoir remarqué. De nombreux supermarchés cherchent à masquer les ruptures de boîtes de sardines dans les rayons. “C’est choquant de voir le rayon vide
, réagit une autre consommatrice face à notre caméra. Il n’y a plus de sardines, il n’y a pas ce que je veux, qu’est-ce qui se passe ?
“
Notre équipe part poser la question dans une conserverie bretonne. Ici, pas de pénurie sur le petit poisson bleu, pêché localement. Mais les sardines sont plus petites, il faut donc en mettre plus dans chaque boîte. C’est la première explication. “C’est sûr que si la sardine reste petite, en fin de compte, on produit moins
, souligne Jacques Gonidec, PDG de la conserverie du même nom. On a un déficit de production de 2.000 à 3.000 boîtes par jour, et c’est sûr que ça pèse aussi sur les ventes
“.