“C’est choquant de voir le rayon vide” : pourquoi les sardines en boî…Voir Plus

"Ça, c'est la sardine la plus grosse que l'on a cette année. C'est ce qu'on appelle de la sardine moyenne", montre Jacques Gonidec face à notre caméra.
“Ça, c’est la sardine la plus grosse que l’on a cette année. C’est ce qu’on appelle de la sardine moyenne”, montre Jacques Gonidec face à notre caméra. – TF1

Le deuxième élément de réponse est à aller chercher sur les réseaux sociaux. Nous l’avions déjà constaté en mai dernier, la conserve y rencontre un succès fulgurant, les idées pour cuisiner la sardine ou les messages pour vanter ses bienfaits circulant en nombre : “Je me suis mise à la sardine et je vous jure que c’est incroyable“, “Si vous voulez avoir une belle peau, mangez des sardines“…

Résultat, plus de 30% des consommateurs se trouvent désormais chez les 25-35 ans. Et l’entreprise de Jacques Gonidec, qui a vu ses ventes doubler, peine à répondre à la demande. “Là c’est le stock, enfin ça devrait être le stock, montre-t-il. C’est l’endroit où on doit entreposer nos boîtes, et comme vous voyez, il y a encore un certain nombre de racks qui sont vides. De mémoire, je n’ai jamais vu ça…“

Cette pénurie s’explique enfin par une baisse des stocks au Maroc, premier exportateur mondial de sardines, avec un million de tonnes produites chaque année. “Cette production a chuté de manière considérable l’année dernière et il y a deux ans, elle a été diminuée de moitié, nous indique Fabienne Daures, chercheuse en économie à l’Ifremer. Et donc le Maroc a dû faire des choix dans la manière dont il organise son industrie“.

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